Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 07:01

Le Club France de Bombay propose un café matin littéraire en octobre et une soirée litteraire en novembre à Bombay en présence de Bernard Turle, traducteur et auteur de Une heure avant l'attentat, l'ouvrage avec lequel il passe de l'autre côté du miroir.

Ce sera l'occasion de le rencontrer et de discuter de son livre et de son expérience de Mumbai.

 

 

B_T2-petit.jpgCe qui l'a poussé à écrire un livre en son nom propre, c'est sa présence à CST (Chhatrapati Shivaji Terminus ), le 26 novembre 2008, une heure avant l'attentat qui y eut lieu parmi la série qui frappa Mumbai lors de ce qu'on a bientôt appelé 26/11. Pour une exposition qu'il préparait alors, il y photographiait la gare et les passagers en attente. Rentré à l'appartement de Colaba où il séjournait, il a été informé de la situation et s'est mis à faire défiler ses photos sur l'écran de son Lumix : ultimes photos d'Indiens ordinaires victimes de la fusillade. Bloqué par le couvre-feu de trois jours imposé au quartier, Bernard Turle s'est mis à écrire ses souvenirs du sous-continent, au fil de nombreux voyages dont le premier avait débuté dans cette même gare Victoria, en janvier 1976. Une occasion de dresser un bilan de ses rapports avec un pays dont, comme tant d'autres Occidentaux, il est tombé amoureux il y a plus de trente ans. A travers des évocations de paysages, d'instants, de bonheurs, d'expériences troublantes. Et de suivre, documents à l'appui, l'évolution de l'Inde face, notamment, à la mondialisation. Laquelle a, bien sûr, tout à voir avec les motivations derrière les attentats. 

 

http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-104968-une-heure-avant-l-attentat.htm

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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 09:54

 

"Prendre le train a Bombay n'a rien d'extraordinaire, mais voici une belle façon de découvrir la ville, de mieux connaitre les Indiens, d'appréhender leur vie quotidienne, leur mentalité.

Très vite en arrivant à Bombay nous avons découvert  le train et apprécié son coté pratique ; le prendre seul ensuite ne fût pas un problème.

Le premier parcourt emprunté fût  la Central Line : Vickroli, direction VT ou plus exactement Victoria Station ou mieux encore Chhatrapati Shivaji Terminus "

  Mumbai-Train-copie-1.png

   

"Au guichet, toujours beaucoup de monde ; les gens se bousculent, resquillent ; nous nous offrons des premières classes ! le train n'est pas très cher ; moins de 150 roupies, aller retour, pour faire un long trajet."

Il existe deux classes. Les premières et les secondes classes. Ne vous attendez pas à plus de confort en première classe. La seule différence est le prix qui vous permet d’espérer un peu moins de monde en première classe. 

Pour connaitre les tarifs - Mumbai Local train fares : http://www.magicalmumbai.com/182/mumbai-local-trains-fares-2/

"Normalement quand vous voulez acheter un billet de première classe, il n'est pas nécessaire de faire la queue ; vous passez devant tout le monde ; aucune remarque, les gens sont habitués, mais pour nous c'est difficile à faire, alors nous faisons la queue comme tout le monde, et cela peut durer un certain temps..."

queue-Train

Ca peut-être comme ça certains jours mais heureusement il y a parfois un peu moins de monde.

"Une fois notre billet acheté, il y a toujours quelqu'un pour vous indiquer le bon quai et le changement si il y a lieu, mais quand vous montez dans le train assurez-vous toujours auprés des voyageurs que c'est le bon train, la bonne direction et qu'il s’arrête bien au bon endroit. En direction du sud, en général pas de problème. Vers le Nord, c'est parfois plus incertain."

Les types de train et comment reconnaitre le bon train : Il existe deux types de train les “FAST” (F) avec peu d’arrêts et les « SLOW » (S) qui s’arrêtent à toutes les gares. Vous pouvez les reconnaitre sur les panneaux d’affichage par les lettres F ou S indiquées. Sur ces panneaux, il est indiqué le plus souvent les initiales ou les deux premières lettres de la gare terminus. Exemple : CST pour Chhatrapathi Shivaji Terminus, BO pour Borivali. A cela s'ajoutera la lettre F ou S pour Fast Train or Slow Train et le numéro de la plateforme 1 ou 2.  Sur la carte ci-dessous les stations en rouge sont pour les trains FAST.

 mumbaitrainmap-Red-fast-train

 "Une fois dans le train, l'aventure commence, du moins au début avant de se transformer quelques semaines plus tard, voir quelques mois, en habitude ! "

"Vous pouvez tomber sur un train tout récent , plus confortable avec panneau d`affichage en hindi et en anglais qui vous annonce chaque arrêt" ;

Mumbai_India_Train-Small.jpg

"C'est plus pratique, mais la plupart du temps vous avez le droit à un vieux train  bringuebalant, ou aucun arrêt n’est annoncé, et où, a à chaque entrée en gare, vous devez vous pencher pour voir le nom de la station, à moins qu’une personne attentionnée, sachant où vous allez,  vous dise que c`est à la prochaine gare ,que vous devez descendre."

"Tous les wagons ont des fenêtres grillagées et les portes grandes ouvertes ; les sièges sont en bois ; il y a de nombreux ventilateurs ,et des poignées pour se tenir, qui se balancent au grès de la vitesse."

Conseils de sécurité : Evitez de rester près des portes qui resteront ouvertes pendant tout le trajet. Vous risquez de vous faire pousser. Voyagez avec le moins de chose possible et gardez bien près de vous votre sac.

Nous vous conseillons de prendre le train entre 11h et 16h pendant la semaine et le dimanche qui est un jour plus calme.

 

Les différents types de compartiments : Ils existes des compartiments réservés aux femmes. Ils sont en général moins bondés que les autres et les compartiments pour les malades et les handicapés indiqués par un crabe (cancer) sur le wagon. N’y voyez pas de "ségrégation". C’est considéré comme un service pour assurer sécurité et paix pour les femmes. En tant que femme, vous pouvez voyager dans le compartiment des hommes mais cela n’est pas vraiment recommandé si vous voyagez seule.

 

DSC01262.JPG

 

  

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"Lorsque vous prenez le train à une heure de pointe, ce qu'il faut eviter,mais ce qu'il faut quand même faire car intéressant à voir ; ce n’est que bousculade ,foisonnement de couleurs et entassement ! Au départ avec chance vous trouvez une place dans le wagon des femmes en première classe ; bien assise, vous le restez peu de temps ! Au prochain arrêt, c’est le rush !!!Sur un banc à 12 places ,vous allez bientôt être 18 serrées comme des sardines ; les personnes qui attendent pour avoir une place vous demandent où vous descendez et prennent leur tour !Certaines viennent s`installer entres les bancs ; au moindre coup de frein vous pouvez les avoir sur les genoux !tout ça dans une ambiance bon enfant, très colorée, très épicée   et très bruyante." 

"Comment ne pas terminer un trajet en train sans vous parler de cette belle gare de Victoria Station !

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   La gare la plus impressionnante de Bombay :

Victoria Station ou "ViTi", elle a été rebaptisée Chhatrapati Shivaji Terminus

Tout le monde la connait, au moins dans les films, mais prenez une fois le train et descendez à Victoria, mais pas en marche comme beaucoup ! Prenez le temps, c’est le terminus et vous verrez cette grande verrière avec sur ses cotés, des vitraux ; ses longs quais qui se remplissent aussi rapidement qu’ils se vident, tous ces gens qui attendent dans ce grand hall, tous ces petits marchands ambulants qui vous proposent milles choses : cacahuètes, fruits secs, boissons, peignes barrettes, rubans…c’est la vie en Inde et à Bombay et elle vaut la peine d’être vécue !!!! "

                                                                                                           Véronique

                                                                                                            Une française à Bombay

 C S T Station ( V T) Mumbai Bombay Maharashtra en Vidéo

 

Pour vous donner une petite idée de l'affluence dans un train à Bombay aux heures de pointes :

 
Vous souhaitez vous aussi publier votre témoignage et partager vos expériences particulières de votre vie à Bombay , n'hésitez pas à nous transmettre, comme Véronique votre article !
 
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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 07:20

L'année dernière Guillaume et Aurélie vous avaient fait découvert l'association un Toit à Bombay. Voici quelques nouvelles après une année.P1020915

 

Cette association créée par Colette Battistini permet à une centaine de fillettes et jeunes filles d'un bidonville au Nord de Bombay d'aller à l'école.  

Un parrainage « scolaire » a donc été mis en place pour ces fillettes dont les familles sont extrêmement démunies.

Ce soutien leur permet d’être scolarisées dans des écoles de bon niveau mais aussi d’être suivies si besoin au niveau de leur santé.
Une aide alimentaire (rations : riz, lentilles, huile, farine, épices, …) est aussi apportée si la famille est en grande difficulté !

 

 

LE BUS

 

Bus.jpg

La vieille carcasse d'un bus en bas du bidonville a été rachetée par 'Association et sert de « balwadi » (maternelle) pour l’accueil des plus jeunes enfants du bidonville.

 

Une maîtresse veille sur eux et les initie aux trois langues parlées à Bombay, l’hindi, le marathi et l’anglais

  

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LE DAY CARE CENTRE

 

Le « Day Care Centre» a vu le jour en janvier 2011,après plusieurs mois de recherche d'un local adéquate, de négociations et de travaux . Il est situé à proximité du bidonville et des écoles des petites.

Il est en effet  apparu primordial de proposer un lieu en dehors des heures scolaires où les petites et jeunes filles peuvent être en securité, dans un lieu propre, faire leurs devoirs, recevoir un soutien scolaire, suivre des cours d’anglais et d’informatique, encadrées par des institutrices. Elles y trouvent également des sanitaires et peuvent prendre un repas chaud.

Leurs mères y seront accueillies le samedi pour échanger avec des jeunes femmes indiennes bénévoles sur des sujets tels que le planning familial, la santé, la violence, l’alcoolisme. 

 

 

Kitchen-smal.jpgDaycare.jpg

 

LA VISITE DU MEDECIN

 

Grace aux dons, des visites médicales gratuites régulières sont organisées et beaucoup de mères viennent avec leurs petits bébés et jeunes enfants. Le Dr SCHIRAZ reçoit dans sa clinique les petites filleules malades tout au long de l'année, entre  10h et  23h !!P1000572.JPG

 

Ce suivi régulier est extrèment important car trop souvent les plus démunis du slum (Bidonville) ne vont pas voir de médecin faute de moyens financiers et cela se termine parfois aux urgences des hopitaux  pour pauvres quand c'est hélas parfois un peu tard.

 

LE MOIS DE JUIN A BOMBAY, C'EST LE MOIS DE LA RENTREE DES CLASSES !

 

Colette Battistini, la présidente de l'UTAB fait deux séjours annuels de 3 mois au bidonville en étant quotidiennement sur le terrain auprès des fillettes. L’un est de début avril à fin juin, pour les inscriptions dans les différentes écoles et les achats de fournitures scolaires. Elle voit à cette occasion toutes les familles et juge de l’aide complémentaire à apporter à certaines d’entre elles. Elle vient de repartir en France après s'être assurée que les petites étaient inscritent dans les écoles et avaient leurs uniformes et tout le matériel nécessaire pour débuter cette nouvelle année scolaire.

 

 

052.JPG 

 

La rentrée scolaire s'est faite durant la semaine du 15 juin et pour les filleules qui dépassent la centaine à présent, ce sera cette année dans 15 écoles différentes ! Les soutiens scolaires qui font aussi partie du parrainage scolaire, démarrent aussi très vite soit chez des professeurs indépendants soit au sein même du Day Care Center.

Mais toute l'équipe de l'UTAB pense aussi à plus tard ! En effet à la sortie de l’école, (10 ans de scolarité), les menant à un niveau équivalant à celui de notre brevet des collèges, celles qui le veulent, et c'est la majorité, vont poursuivre soit 3 ans de collège pour obtenir un diplôme d’informatique ou commercial, soit aller dans des écoles professionnelles.
La difficulté alors est de faire un choix pour chacune d’entre elles, en fonction de leur niveau scolaire. L’accès à ces formations professionnelles de 6 mois à 1 an, est payant bien sûr et l' UTAB prend en charge ces inscriptions.                

Il faut en plus qu’elles choisissent des horaires de cours compatibles avec leurs horaires scolaires puisque certaines continuent en parallèle jusqu’à la 12ème standard.

Dans ces écoles professionnelles les cours sont toujours d’une durée de 2 heures par jour, 6 jours par semaine.

Cette année plusieurs grandes parrainées ont été inscrites dans ces écoles  :


 PRYA: 13 ans, elle ira à des cours de couture pendant 6 mois et l'UTAB a offert une machine à coudre (100 euros environ) à la famille.


MAHADEVI : 17 ans, elle ira parallèlement à des cours de couture pendant 12 mois avec un diplôme en fin de cursus et sera en 10ème standard à l’école classique.


VIDHYA : 15 ans, elle commence une année d’apprentissage en esthétique (manucure, pédicure, soin du visage, Mehendi) ; elle est en 4ème standard mais a beaucoup manqué l’école pour s’occuper de ses 2 petites sœurs.


JYOTI: 16 ans, elle attend la fin du semestre pour accéder à la formation de policière sur 2 ans.


SUVARNA : 18 ans, elle attend la fin de l’année pour intégrer l’école d’infirmière. Elle a terminé la 12ème standard qui équivaut à la 1ère chez nous. Plusieurs options s’offrent à elle : une formation de 6 mois pour être aide-soignante ou une formation de 3 ans pour être infirmière. Elle attend aussi sa « cast form », sésame que l'association a demandé pour lui permettre d’accéder au quota réservé aux très basses castes d’intouchables.


SANGEETA : 18 ans, elle termine une spécialisation après 2 ans de collège en informatique.


Voici quelques exemples qui nous font espérer pour elles et celles qui les suivent des conditions de vie meilleures.

 

L'UTAB continue à rechercher des écoles accessibles et pas trop chères pour ces jeunes filles.                                      

            

Mais une fois, une formation en poche, le fait que leur adresse personnelle soit « bidonville de Jamrushi Nagar » leur ferme malheureusement les portes des entreprises importantes, des banques et des assurances alors qu’elles ont les capacités pour y exercer  un emploi !                                                                                                                                   

 

Il faut donc les orienter vers des diplômes qui leur permettront de trouver un travail plus gratifiant que celui qu’exercent leurs mères si courageusement.

Pour Colette el le bureau d'Un Toit à Bombay, il reste beaucoup à faire, c’est vrai mais chaque victoire même minime encourage et surtout  encourage ces petites et jeunes filles, à aller de l’avant ! 

 

Vous souhaitez en savoir plus sur Un Toit à Bombay : http://www.untoitabombay.fr/Accueil.html

 

A lire : Les récits de Colette qui raconte la vie du Day Care et les aventures des petites.
       

 

 

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Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 16:24

Le Jeudi 16 juin nous nous sommes retrouvés pour un Café Matin au tout nouveau Salon Jean-Claude Biguine à Juhu.

  Images1-0966.JPG

 

 

Pendant la mousson, il faut penser à prendre soin tout particulièrement de sa peau qui peut être plus facilement sujette à de petites infections cutanées en raison du taux d'humidité très élevé, de ses cheveux qui vont avoir une tendance à graisser plus vite et surtout de ses pieds qui vont souvent être au contact de l'eau pas très propre des rues de Bombay, donc une petite pédicure régulière n'est pas un luxe !

 

Vous trouverez les soins capillaires Kérastase, une gamme de produits bio Jean-Claude Biguine pour la peau ainsi que les vernis O.P.I (O-PI-AILLE) qui sont très très résistants et qui se déclinent dans de multiples couleurs.

 

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Et pour attaquer cette nouvelle saison,  pourquoi ne pas changer de tête en la confiant à des experts ?

 

Avant-ApresVoici un Avant/Après réalisé ce jeudi par Marie-Charlotte (Hair supervisor).

 

Tout d'abord, vous pouvez expliquer en français ce que vous souhaitez  et en fonction de votre visage et de votre type de cheveux la "Styliste" prend le temps et c'est important, de discuter avec vous et de vous conseiller.

 

N'hésitez pas à faire une recherche au préalable et à amener une photo si vous avez une idée précise de ce que vous voulez.

 

Dans le cas d'aujourd'hui, l'idée était d'alléger tout en gardant une longueur suffisante pour pouvoir les attacher éventuellement, obtenir une coiffure facile à vivre et dynamique.

 

 

 

Une grand merci à toute l'équipe de Jean-Claude Biguine pour l'accueil et tous les conseils prodigués afin que nous restions belles pendant la mousson !

 

http://launch.biguineindia.com/
Facebook contact: biguineindia

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Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 00:00

9782714439536[1]Le groupe de lecture du Club France a lu et vous recommande ce magnifique livre de Monica Ali.

 

Un roman généreux, foisonnant et épicé sur le choc des cultures, les désenchantements de l’exil et les mirages de l’intégration

 

En 1967, dans un village de l'est du Pakistan, une femme croit donner le jour à une enfant mort-née. Mais Nazneen survit et devient « celle qui a été livrée à son Destin ». Un destin qui l'attend à Londres, auprès de l'époux choisi par son père : Chanu, la quarantaine bedonnante, ennuyeuse et pontifiante, des rêves en pagaille, sans les moyens de ses ambitions.
Isolée dans ce pays dont elle ne parle pas la langue, Nazneen n'a d'autre choix que se soumettre. Dans la cité de Brick Lane où règnent racisme ordinaire, fondamentalisme rampant et trafics en tous genres, elle découvrira pourtant la solidarité, la débrouillardise et l'amitié.
Tiraillée entre traditions ancestrales et espoirs insensés, Nazneen va peu à peu prendre le contrôle de sa vie, jusqu'à franchir le pire des interdits... Et comprendre que s'octroyer le droit au bonheur a un prix.  

 

Les premiers pas de Nazneen dans Londres sont parmi les plus beaux passages du livre. Le mutisme absolu de son personnage, son regard d'une lucidité extrême et son courage donnent au récit une grande pureté. Lorsqu'elle s'aventure pour la première fois hors de son appartement, Nazneen est comme une somnambule, perdue dans les rues de l'East End, dans une ville qui ne la voit pas. Lorsqu'elle débouche finalement dans le quartier de la City, tout la distingue de la foule alentour : le rythme de ses pas, son ignorance des règles de la circulation, son accoutrement. Monica Ali réussit alors un tour de force remarquable : elle parvient à montrer, dans son égoïsme et sa cruauté extrême, l'écrasant anonymat qui entoure Nazneen, dont le regard, étrangement, ne perd jamais de sa douceur.

 

Monica Ali est née d'un père bangladais et d'une mère anglaise. C'est à Bolton, en Angleterre qu'elle grandit. Elle dit ne se sentir appartenir à aucune des deux cultures dont elle a héritées mais a choisi de vivre à Londres. Après des études de philosophie à Oxford, elle décide de travailler dans l'édition. L'écriture arrive un peu plus tard. Son premier roman, "Sept mers et treize rivières" a fait d'a fait d'elle un véritable phénomène littéraire en moins d'un an.  


Le titre original du roman "Brick Lane" est une rue de Londres où la population bangladaise a pris racine. Cette rue est si célèbre que la ville de Dacca, dont est originaire Monica Ali a rebaptisé en son honneur une de ses avenues, comme l'a fait un restaurant du quartier indien de Manhattan.

 

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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 00:00

 

visuel-cafe-matin-madeleine.jpg

 

Madeleine nous invite pour un Café Matin chez elle à Juhu pour nous présenter l'ONG Advitya et ses travaux d'handicraft.


Advitya est un "Creative Centre for the Mentally Challenged Adults".
Les objets qu'ils fabriquent sont très jolis et font de beaux cadeaux, à petits prix. L'argent de leurs ventes sert à aider les adultes légèrement handicapés en leur faisant fabriquer ces jolies choses.


C'est l'occasion de ramener des petits cadeaux pour les amis et la famille avant le grand depart estival pour certains.


Venez nombreuses/nombreux. Merci de confirmer votre venue auprès de Madeleine en lui écrivant un email (madelberman@yahoo.com).

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Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 15:00

Le club de lecture a sélectionné pour vous "Le tigre blanc" d'Aravind Adiga

 

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Le tigre blanc, c'est Balram Halwai, ainsi nommé par l'un de ses instituteurs qui avait remarqué en lui son intelligence aussi rare que ce félin exceptionnel dont il ne naît qu'un spécimen tous les cents ans.

Dans son Bihar natal miséreux, issu de la caste des "fabricants de sucreries", voué à la pauvreté et au travail pour subvenir aux besoins de toute sa famille, il est obligé d'abandonner ses études. Mais il rêve surtout de quitter son milieu et d'aller tenter sa chance loin des rives du Gange qui charrient leur boue et le désespoir de tout un peuple.

La chance lui sourit enfin à Delhi où il est embauché comme chauffeur de maître.

Le roman, sous la forme de huit missives envoyées au premier ministre chinois, à l'occasion de sa visite en Inde, relate le parcours de ce jeune homme devenu le "Tigre blanc".

 

Ce roman nous entraîne dans l'Inde, celle des trente-six millions et quatre dieux, celle des castes, des cafards, des taudis, des affamés, des éclopés et des laissés-pour-compte de la Shining India du XXIème siècle. 

 

Aravind Adiga écrit au scalpel avec une acuité sans concession. Il énonce des vérités qui n'ont pas lieu d'être cachées : les inégalités, le mépris, la soumission. Sa plume est percutante et acérée et nous révèle toute l'hypocrisie d'un système corrompu. Il se fait observateur impartial d'un jeune homme devenu entrepreneur, mais qui pour réussir a dû se défaire de ses scrupules et se libérer du joug imposé par les traditions. La fin justifie les moyens. Balram choisit l'ammoralité pour parvenir à ses fins, mais né pauvre, avait-il une autre solution pour sortir de sa condition et finir....dans l'Entreprise ?

Aravind Adiga signe ici un premier roman brillant. Il a remporté pour cet ouvrage le prestigieux Man Booker Prize en 2008. Il est l'un des jeunes auteurs indiens les plus doués de sa génération.

  

 

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